Lexique

Qu'est-ce qu'un plan de prospection ?

Mis à jour le · Rédigé par l'équipe Makelead (Makelead est notre produit)

Un plan de prospection est le document qui dit qui tu vas contacter, par quel canal, avec quel message, à quel rythme et comment tu mesures le résultat. Il part d'un objectif chiffré (par exemple 4 nouveaux clients ce trimestre) et le transforme en actions de la semaine : combien de contacts, combien de relances, combien de rendez-vous. Sans plan, la prospection se fait quand il reste du temps, donc rarement.

L'essentiel en 30 secondes

  • Un plan de prospection relie un objectif commercial à des actions précises et datées.
  • Il contient six blocs : objectif, cible, sources de contacts, canaux, messages, indicateurs.
  • On le construit à rebours : du nombre de clients voulus jusqu'au nombre de contacts par semaine.
  • Un bon plan tient sur une page et se relit chaque semaine, pas une fois par an.
  • Le plan te dit aussi quoi arrêter : un canal qui ne produit aucune conversation après un mois se remplace.

Les chiffres à connaître

28 %

du temps de travail des commerciaux est réellement consacré à vendre, le reste part en tâches annexes

Source : Salesforce, State of Sales (5e édition), 7 775 professionnels de la vente interrogés d'août à septembre 2022

32,2 %

des invitations LinkedIn acceptées (709 sur 2 199)

Source : Baromètre Makelead, 17 comptes, juillet à octobre 2026

24,5 %

de réponses aux messages envoyés après acceptation sur LinkedIn (135 sur 551)

Source : Baromètre Makelead, 17 comptes, juillet à octobre 2026

Plus d'1 milliard

de membres sur LinkedIn, dans plus de 200 pays et territoires

Source : LinkedIn, page À propos, consultée le 6 octobre 2026

Qui emploie ce mot, et quand

Le plan de prospection sert à tous ceux qui doivent trouver des clients eux-mêmes : freelances, consultants, fondateurs de PME, commerciaux qui démarrent sur un nouveau secteur. Il est moins utile si 100 % de tes clients arrivent déjà par recommandation et que ton agenda est plein.

Tout comprendre

  1. 1

    Pars d'un objectif chiffré et calcule à rebours

    Un plan commence par un chiffre, pas par une liste d'outils. Combien de nouveaux clients veux-tu sur la période ? Disons 4 ce trimestre. Ensuite, remonte la chaîne avec tes propres ratios, ou des hypothèses prudentes si tu débutes. Si tu signes 1 client sur 4 rendez-vous, il te faut 16 rendez-vous. Si 1 conversation sur 3 débouche sur un rendez-vous, il te faut environ 48 conversations. Sur LinkedIn, le Baromètre Makelead mesure 24,5 % de réponses aux messages envoyés après acceptation : pour 48 conversations, compte autour de 200 messages, donc autour de 600 invitations si 1 sur 3 est acceptée. Divise par 12 semaines et tu obtiens ta charge hebdomadaire : une cinquantaine d'invitations. Ce calcul est le cœur du plan. Il transforme « il faut que je prospecte » en un nombre que tu peux cocher chaque vendredi.

  2. 2

    Décris ta cible avec des critères vérifiables

    Ensuite, écris noir sur blanc à qui tu t'adresses. Pas « les PME », mais par exemple : directeurs marketing d'entreprises industrielles de 50 à 250 salariés, en Auvergne-Rhône-Alpes. Chaque critère doit pouvoir se vérifier sur un profil ou une fiche entreprise : poste, secteur, taille, zone, parfois outil utilisé. C'est ton profil client idéal, et c'est lui qui fait le gros du résultat. Une cible floue donne des réponses tièdes et des rendez-vous qui ne signent pas. Une cible précise rend aussi le message plus facile à écrire, parce que tu connais le problème du lecteur. Si tu hésites entre deux cibles, mets-les toutes les deux dans le plan, mais en lots séparés, avec chacune son message. Au bout de quatre semaines, tu sauras laquelle répond le mieux.

  3. 3

    Liste tes sources de contacts

    Un plan précise où tu vas chercher les noms. Les sources les plus utiles en B2B : la recherche LinkedIn ou Sales Navigator avec tes filtres de cible, les personnes qui réagissent ou commentent des posts sur ton sujet, ta base clients et anciens contacts, les annuaires de ton secteur, les salons et événements, les recommandations. Note pour chaque source combien de contacts elle peut fournir par semaine. Les personnes qui ont commenté un post sur ton sujet sont souvent plus réceptives qu'une liste froide, parce qu'elles ont déjà montré un intérêt. À l'inverse, un fichier acheté se périme vite et pose des questions de conformité RGPD : vérifie toujours d'où viennent les données et sur quelle base tu peux les utiliser. Garde une seule liste à jour, avec la source de chaque contact.

  4. 4

    Choisis deux canaux et écris la séquence

    Mieux vaut deux canaux bien tenus que cinq abandonnés au bout de dix jours. En B2B, la combinaison la plus simple reste LinkedIn plus email, ou LinkedIn plus téléphone si ta cible décroche. Pour chaque canal, écris la séquence complète : premier contact, délai, relance, délai, dernière relance. Exemple sur LinkedIn : invitation avec une note courte, message un ou deux jours après l'acceptation, relance une semaine plus tard, dernière relance la semaine suivante. Fixe une règle d'arrêt claire : dès que la personne répond, tu sors de la séquence et tu passes en conversation. Fixe aussi des plafonds pour rester dans les règles de chaque plateforme. Pour le téléphone vers des particuliers, la règle française a changé le 11 août 2026 : il faut désormais leur consentement préalable.

  5. 5

    Prépare les messages avant de lancer

    Le plan inclut les textes, pas seulement les canaux. Écris un premier message par cible, une relance qui apporte quelque chose de nouveau (un article, un exemple, un chiffre) et une dernière relance qui laisse une porte ouverte. Chaque message tient en deux ou trois lignes, parle du contexte de la personne et finit par une question simple. Évite la présentation de ton entreprise en premier message : personne ne l'a demandée. Prépare aussi tes réponses aux objections fréquentes (« pas le moment », « on a déjà quelqu'un », « envoyez une plaquette »), pour ne pas improviser quand une conversation s'ouvre. Teste deux versions du premier message sur une cinquantaine de contacts chacune, puis garde celle qui obtient le plus de réponses. Note la date de chaque changement pour savoir ce qui a fait bouger les chiffres.

  6. 6

    Bloque le temps et suis quatre indicateurs

    Salesforce a mesuré que les commerciaux ne passent que 28 % de leur temps à vendre. Le plan doit donc réserver des créneaux fixes dans l'agenda, par exemple trois matinées d'une heure par semaine, protégées comme des rendez-vous clients. Chaque vendredi, note quatre chiffres : contacts lancés, réponses, rendez-vous obtenus, propositions envoyées. Compare-les à ton calcul à rebours. Si le volume est là mais pas les réponses, c'est le message ou la cible. Si les réponses sont là mais pas les rendez-vous, c'est la façon de proposer l'appel. Si tu n'atteins pas le volume, c'est le temps ou les sources. Un tableur suffit pour un freelance, un CRM devient utile dès que vous êtes plusieurs. Revois le plan entier une fois par mois, et change une seule chose à la fois.

Exemples concrets

Note d'invitation LinkedIn, cible définie dans le plan
Bonjour Claire, je travaille avec des directeurs marketing de PME industrielles en Rhône-Alpes. Ton post sur les salons m'a parlé, ravi d'échanger ici.
Premier message après acceptation
Merci pour l'ajout Claire. Chez vous, les contacts récoltés sur les salons, ils sont relancés par qui en général ?
Relance avec un contenu utile, une semaine plus tard
Claire, je reviens vers toi car j'ai écrit un article sur la relance des contacts de salon dans l'industrie. Tu en penses quoi ?

Les confusions fréquentes

  • ✕Écrire un plan sans objectif chiffré : sans nombre de clients visé, impossible de savoir combien de contacts lancer chaque semaine.
  • ✕Viser tout le monde : une cible large produit des réponses polies et peu de rendez-vous.
  • ✕Ouvrir cinq canaux en même temps : tu n'en tiens aucun assez longtemps pour savoir s'il marche.
  • ✕Oublier la règle d'arrêt : relancer quelqu'un qui a déjà répondu, même pour dire non, abîme ta réputation.
  • ✕Ne jamais relire le plan : un plan qui n'est pas comparé aux chiffres réels chaque semaine devient un document décoratif.
  • ✕Ignorer le cadre légal : consentement pour l'email et le téléphone vers les particuliers, règles d'utilisation de chaque plateforme.

Outils liés

OutilÀ quoi il sertPrixLimite
HubSpot CRMCentraliser la liste de prospects, suivre chaque étape (contacté, a répondu, rendez-vous, proposition) et voir les chiffres du plan.Offre de base à 0 € jusqu'à 2 utilisateurs, Sales Hub Pro à 90 €/mois par siège (relevé le 6 octobre 2026)Il suit la prospection mais ne trouve pas les contacts à ta place ; les fonctions avancées demandent des crédits en plus.
LinkedIn Sales NavigatorConstruire des listes de décideurs avec des filtres fins (poste, secteur, taille, zone) qui collent au profil cible du plan.Core à 119,99 $/mois en facturation mensuelle, affiché sur la page de comparaison LinkedIn (relevé le 6 octobre 2026)50 InMails par mois sur Core ; aucune séquence automatique d'invitations ni de relances.
lemlistEnvoyer des séquences d'emails, avec du LinkedIn et des appels sur l'offre multicanal.Email à 55 $/mois, Multichannel à 87 $/mois, en facturation annuelle (relevé le 6 octobre 2026)Pensé d'abord pour l'email ; il faut une boîte d'envoi bien chauffée et une base de contacts conforme au RGPD.
MakeleadExécuter la partie LinkedIn et X du plan : trouver les prospects (recherche, personnes qui réagissent ou commentent un post, import CSV ; recherche et réponses à un post sur X), puis invitation, message et relances. Makelead est notre produit.39 €/mois (Starter), 69 €/mois (Growth), 119 €/mois (Business), relevé le 6 octobre 2026Couvre LinkedIn, X et l'email depuis une boîte connectée (plan Business) seulement ; plafond de 40 invitations par jour et 200 par semaine.

Et côté prospection LinkedIn et X

Makelead ne rédige pas ton plan, mais il peut en exécuter la partie LinkedIn et X. Tu y retrouves ta séquence : invitation avec une note de 200 caractères au plus, message au moins un jour après l'acceptation, deux relances au maximum, et toute réponse arrête tout. Les plafonds (40 invitations par jour, 200 par semaine, 10 par jour pour un compte neuf) t'aident à caler la charge hebdomadaire de ton calcul à rebours.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un plan de prospection ?

C'est le document qui organise ta recherche de clients : l'objectif chiffré, la cible, les sources de contacts, les canaux, les messages, le rythme et les indicateurs de suivi. Il transforme un objectif comme « 4 clients ce trimestre » en actions hebdomadaires concrètes, par exemple 50 invitations, 15 relances et 2 rendez-vous par semaine.

Comment faire un plan de prospection ?

Fixe d'abord un nombre de clients à signer sur la période. Calcule à rebours combien de rendez-vous, de conversations et de contacts il te faut. Décris ta cible avec des critères vérifiables, choisis deux canaux, écris la séquence et les messages, réserve des créneaux dans ton agenda, puis suis chaque semaine contacts, réponses, rendez-vous et propositions.

Quelles sont les étapes d'un plan de prospection commerciale ?

On retrouve presque toujours six étapes : définir l'objectif, définir la cible, constituer la liste de contacts, choisir les canaux et la séquence, préparer les messages, puis mesurer et ajuster. Certaines entreprises ajoutent une étape de qualification des leads avant le passage au commercial, utile dès que marketing et vente sont deux équipes.

Tu as un exemple de plan de prospection ?

Un consultant RH vise 3 clients par trimestre. Cible : dirigeants de PME de 20 à 100 salariés en Île-de-France. Sources : recherche LinkedIn et personnes qui commentent des posts sur le recrutement. Canaux : LinkedIn et téléphone. Rythme : 50 invitations et 20 appels par semaine, le mardi et le jeudi matin. Suivi : tableau des réponses et rendez-vous chaque vendredi.

Quelle différence entre plan de prospection et plan d'action commercial ?

Le plan d'action commercial couvre toute l'activité de vente : prospection, fidélisation, développement des clients existants, prix, objectifs par commercial. Le plan de prospection en est une partie, centrée sur la conquête de nouveaux clients : qui contacter, comment et à quel rythme. Un freelance peut se contenter du plan de prospection.

Combien de prospects contacter par semaine ?

Ça dépend de ton objectif et de tes taux de conversion, d'où le calcul à rebours. À titre de repère, le Baromètre Makelead mesure sur LinkedIn 32,2 % d'invitations acceptées et 24,5 % de réponses aux messages après acceptation. Avec ces taux, une cinquantaine d'invitations par semaine ouvre environ quatre conversations, avant relances.

Faut-il un modèle Excel pour son plan de prospection ?

Un tableur suffit largement pour commencer : un onglet pour le calcul à rebours, un pour la liste de prospects avec source, date de contact et statut, un pour les chiffres de la semaine. Passe à un CRM quand vous êtes plusieurs à prospecter ou que tu dépasses quelques centaines de contacts actifs.

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