Guide Email
Comment prospecter par mail en 2026
Mis à jour le · Rédigé par l'équipe Makelead (Makelead est notre produit)
Pour prospecter par mail en 2026, tu écris à des professionnels dont l'offre touche directement le métier, depuis un domaine authentifié (SPF, DKIM, DMARC), avec un premier mail court et 2 ou 3 relances espacées. En B2B, la CNIL autorise l'envoi sans consentement préalable si la personne est informée et peut s'opposer ; en B2C, il faut son accord avant. Le reste se joue sur le ciblage et sur un message qui parle de l'autre, pas de toi.
L'essentiel en 30 secondes
- En B2B, la CNIL admet l'intérêt légitime si le message concerne le métier du destinataire, avec une identité claire et un moyen simple de refuser.
- En B2C, le consentement préalable est obligatoire, une case pré-cochée ou des CGU acceptées ne suffisent pas.
- Sans SPF, DKIM et DMARC sur ton domaine, Gmail peut rejeter ou classer tes mails en spam, surtout au-delà de 5 000 envois par jour.
- La moyenne de réponse en cold email tourne autour de 3,43 % selon Instantly, et plus de la moitié des réponses arrivent dès le premier mail.
- Pour du volume, un outil de cold email dédié (Lemlist, Instantly) est fait pour ça ; pour mélanger email et LinkedIn dans une même séquence, un outil multicanal suffit.
Les chiffres à connaître
3,43 %
taux de réponse moyen en cold email (données 2025)
58 %
des réponses arrivent dès le premier mail de la séquence
0,30 %
taux de plainte spam à ne pas dépasser chez Gmail (viser moins de 0,10 %)
5 000
mails par jour vers Gmail à partir desquels tu es considéré comme expéditeur de masse
2 000
mails par jour au maximum depuis une boîte Google Workspace payante (500 en période d'essai)
Pour qui ce canal marche vraiment
Le mail de prospection sert surtout en B2B : agences, freelances, éditeurs de logiciels, cabinets de conseil qui vendent à des entreprises et peuvent trouver l'adresse pro de leur cible. Il sert mal pour vendre à des particuliers, parce que le consentement préalable rend le cold email B2C quasiment impossible à faire légalement.
La méthode, étape par étape
- 1
Vérifie que tu as le droit d'écrire
Avant d'écrire une ligne, classe ta cible. Si tu écris à un professionnel sur son adresse pro, pour une offre liée à son métier (un logiciel de paie à une DRH, un montage vidéo à une responsable marketing), la CNIL admet l'intérêt légitime : pas besoin d'accord préalable, mais la personne doit savoir que tu peux la contacter et pouvoir refuser facilement. Si tu vises des particuliers, c'est l'inverse : il faut leur consentement avant, par une action claire comme une case non cochée. Dans tous les cas, chaque mail dit qui tu es et propose un moyen simple de ne plus recevoir de messages. Garde aussi une trace de l'origine de chaque adresse, c'est la première chose qu'on te demandera en cas de plainte.
- 2
Prépare un domaine qui arrive en boîte de réception
Ne prospecte pas depuis ton domaine principal si tu comptes envoyer du volume : achète un domaine proche (ton-entreprise.fr si ton site est ton-entreprise.com) et redirige-le vers ton site. Configure ensuite trois enregistrements DNS : SPF (qui a le droit d'envoyer pour ton domaine), DKIM (une signature qui prouve que le mail n'a pas été modifié) et DMARC (ce que les serveurs doivent faire si les deux premiers échouent). Google les exige au-delà de 5 000 mails par jour vers Gmail, mais ils aident dès le premier envoi. Commence doucement, quelques dizaines de mails par jour par boîte, puis monte. Un domaine neuf qui envoie 500 mails le premier jour finit vite en spam.
- 3
Construis une liste courte et juste
Cinquante personnes bien choisies valent mieux que deux mille adresses achetées. Définis un profil précis : secteur, taille d'entreprise, poste, et surtout un déclencheur (une offre d'emploi publiée, un nouveau site, une levée annoncée dans la presse). Trouve les adresses pro avec un outil d'enrichissement et vérifie-les avant l'envoi : une adresse invalide fait un rebond, et les rebonds abîment ta réputation d'expéditeur. Évite les adresses génériques du type contact@ quand tu peux, elles finissent rarement chez la bonne personne. Note pour chaque contact une raison concrète de lui écrire, c'est elle qui fera ta première phrase.
- 4
Écris un premier mail de moins de 80 mots
Le premier mail fait le gros du travail : selon Instantly, 58 % des réponses arrivent à cette étape. Objet court, en minuscules, qui ressemble à un mail entre collègues (« ta page tarifs », « question sur vos recrutements »). Première phrase sur elle, pas sur toi. Puis une ligne sur ce que tu fais pour des gens comme elle, et une question facile à laquelle répondre par oui ou non. Pas de pièce jointe, pas d'image, un seul lien au maximum, et idéalement aucun dans le premier mail. Relis à voix haute : si tu ne l'enverrais pas à quelqu'un que tu croises en salon, réécris.
- 5
Planifie 2 à 3 relances, puis arrête
Une séquence classique : premier mail le jour J, relance à J+3 dans le même fil, relance à J+7 avec un angle neuf (un cas client, un chiffre, une ressource utile), dernier message à J+14 qui ferme poliment la porte. Toute réponse, même « pas intéressé », arrête la séquence pour cette personne. Les relances ne répètent pas le premier mail, elles apportent quelque chose. Et si quelqu'un demande à ne plus être contacté, tu le retires tout de suite et tu le gardes dans une liste d'exclusion pour ne jamais le réimporter par erreur.
- 6
Croise l'email avec LinkedIn
Un mail d'une personne que tu as déjà vue passer sur LinkedIn n'a pas le même poids qu'un mail d'inconnu. La combinaison qui marche bien : invitation LinkedIn avec une note courte, message après acceptation, et mail seulement si la personne n'a pas répondu ou si tu n'es pas connecté. Tu peux aussi faire l'inverse : mail d'abord, puis visite de profil et invitation quelques jours plus tard en rappelant le mail. Le prospect reconnaît ton nom, et tu ne dépends plus d'un seul canal si l'un des deux sature.
- 7
Mesure ce qui compte
Le taux d'ouverture est devenu peu fiable (Apple et certains filtres ouvrent les mails automatiquement), regarde plutôt trois chiffres : le taux de rebond (vise moins de 2 %), le taux de réponse, et le nombre de rendez-vous obtenus. Compare-toi à la moyenne de 3,43 % de réponses mesurée par Instantly : en dessous, revois le ciblage avant le texte. Surveille aussi Google Postmaster Tools pour ton taux de plainte, qui doit rester sous 0,30 %. Change une seule chose à la fois (l'objet, la première phrase, la cible) sinon tu ne sauras jamais ce qui a fait la différence.
Messages à reprendre
Bonjour Claire, j'ai vu que vous recrutez un deuxième chargé de com. On aide des équipes de votre taille à sortir leurs visuels sans recruter. Ça vaut un échange de 10 minutes ?
Claire, je remonte mon message au cas où il serait passé sous la pile. Si ce n'est pas le bon moment, dites-le moi simplement.
Bonjour Claire, j'ai écrit un article sur la façon dont une agence de 8 personnes a réduit ses délais de production. Je vous l'envoie ?
Bonjour Marc, je vous ai envoyé une invitation sur LinkedIn la semaine dernière, je passe par ici au cas où. Vous gérez toujours la partie achats chez Atelier B ?
Marc, je ne vais pas insister. Si le sujet revient un jour chez vous, répondez juste à ce mail et je reprends où on en était.
Les erreurs qui coûtent des clients
- ✕Acheter un fichier d'adresses : tu ne connais ni leur origine ni leur validité, et un fort taux de rebond suffit à griller ton domaine.
- ✕Prospecter des particuliers sans consentement : en B2C la CNIL exige un accord préalable, l'intérêt légitime ne s'applique pas.
- ✕Envoyer depuis ton domaine principal sans SPF, DKIM et DMARC : si ta réputation chute, ce sont aussi tes mails clients et tes factures qui partent en spam.
- ✕Écrire un premier mail qui présente ton entreprise sur 10 lignes : le destinataire cherche en 3 secondes ce que ça change pour lui, pas ton histoire.
- ✕Oublier le lien de désinscription ou ignorer une demande de retrait : c'est illégal et c'est la voie la plus rapide vers une plainte.
- ✕Relancer 6 fois avec le même texte : au-delà de 3 relances sans réponse, tu fais surtout monter ton taux de plainte.
Les outils, comparés
| Outil | À quoi il sert | Prix | Limite |
|---|---|---|---|
| Lemlist | Séquences de cold email et multicanal (email, LinkedIn, appels), avec warm-up et plusieurs boîtes d'envoi. | Email 69 $/mois ou 55 $/mois en annuel ; Multicanal 109 $/mois ou 87 $/mois en annuel (relevé octobre 2026) | Le plan Email plafonne à 50 000 mails par mois ; LinkedIn n'est inclus qu'à partir du plan Multicanal. |
| Instantly | Cold email en volume : boîtes illimitées, warm-up illimité, rotation des boîtes d'envoi. | Growth 47 $/mois ; Hypergrowth 97 $/mois (77,60 $ en annuel) ; Lightspeed 358 $/mois (relevé octobre 2026) | Growth plafonne à 5 000 mails et 1 000 contacts importés par mois ; centré sur l'email, pas sur LinkedIn. |
| La Growth Machine | Séquences multicanal LinkedIn et email, X et appels sur les paliers supérieurs. | Basic 60 €/identité/mois (LinkedIn et email) ; Ultimate 120 €/identité/mois (LinkedIn, email, X, appels) (relevé octobre 2026) | Prix par identité : chaque personne de l'équipe qui prospecte compte comme une identité. |
| Waalaxy | Prospection LinkedIn avec séquences de cold email sur le plan Business. | Pro 19 €/mois, Advanced 49 €/mois, Business 69 €/mois, prix affichés sur la page tarifs (relevé octobre 2026) | Le cold email n'apparaît que sur le plan Business ; les plans Pro et Advanced n'en ont pas. |
| Gmail / Google Workspace | Envoyer à la main ou en petit volume depuis ta vraie boîte, pour des mails très personnalisés. | Selon ton abonnement Google Workspace (non relevé ici) | 2 000 mails par jour par utilisateur payant, 500 en période d'essai, sans séquence ni relance automatique. |
| Makelead | Ajouter des mails (Envoyer un mail, Relance de mail) dans une séquence LinkedIn, depuis ta propre boîte connectée. | Business 99,99 €/mois (relevé octobre 2026) | Pas de warm-up ni de rotation de boîtes : ce n'est pas un outil de cold email de masse. |
Makelead pour prospecter avec Email
Makelead est notre produit, et il n'est pas fait pour envoyer des milliers de cold emails : il n'a ni warm-up ni rotation de boîtes, pour ça regarde Lemlist ou Instantly. Il sert quand tu veux l'email et LinkedIn dans la même séquence : invitation avec note, message après acceptation, puis une fourche « a un email ? » qui envoie un mail ou une relance de mail depuis ta boîte connectée. Toute réponse arrête la séquence. Les nœuds email sont sur le plan Business à 99,99 € par mois.
Voir les plans, dès 29,99€ par moisQuestions fréquentes
est-ce que la prospection par mail est légale en France
Oui, sous conditions. En B2B, la CNIL admet l'intérêt légitime si le message concerne le métier du destinataire, qu'il a été informé qu'on pouvait le contacter et qu'il peut s'y opposer simplement. En B2C, il faut un consentement préalable, libre et explicite, comme une case non cochée que la personne coche elle-même. Dans les deux cas, chaque mail doit identifier l'expéditeur et proposer un moyen simple de se désinscrire.
a-t-on le droit d'envoyer un mail de prospection sans consentement en B2B
Oui, si l'offre est en lien avec la profession de la personne. La CNIL prend l'exemple d'un logiciel proposé à un directeur informatique. En revanche, vendre une offre sans rapport avec son poste sur son adresse pro sort de ce cadre. Tu dois aussi pouvoir dire d'où vient l'adresse et retirer immédiatement toute personne qui le demande.
combien de mails de prospection envoyer par jour
Sur une boîte neuve, commence par 20 à 30 mails par jour et monte progressivement sur plusieurs semaines. Google Workspace bloque au-delà de 2 000 mails par jour par utilisateur, mais tu n'as aucun intérêt à t'en approcher en prospection. Au-delà de 5 000 mails par jour vers Gmail, Google t'applique les règles des expéditeurs de masse.
c'est quoi SPF DKIM DMARC
Trois enregistrements DNS qui prouvent que tes mails viennent bien de toi. SPF liste les serveurs autorisés à envoyer pour ton domaine, DKIM signe chaque mail, DMARC dit aux serveurs quoi faire si les deux premiers échouent. Google les exige pour les envois de masse vers Gmail, et sans eux tes mails ont bien plus de chances d'atterrir en spam.
quel est un bon taux de réponse en cold email
Instantly mesure une moyenne de 3,43 % de réponses sur l'année 2025, avec 5,5 % et plus pour le quart des meilleures campagnes. Si tu es nettement en dessous, regarde d'abord ton ciblage et ta délivrabilité avant de réécrire ton texte. Un message brillant envoyé aux mauvaises personnes ou arrivé en spam ne fera rien.
combien de relances faire après un mail de prospection
Deux à trois relances suffisent, espacées de 3 à 7 jours, chacune avec un angle nouveau. Le premier mail concentre déjà 58 % des réponses selon Instantly, les relances rattrapent le reste. Au-delà, tu agaces plus que tu ne convaincs, et une seule réponse, même négative, doit stopper la séquence.
quel outil pour faire de la prospection par mail
Pour du volume en cold email, Lemlist (à partir de 55 $ par mois en annuel) et Instantly (à partir de 47 $ par mois) gèrent warm-up et plusieurs boîtes. Pour mélanger email et LinkedIn, La Growth Machine (60 € par identité) ou Makelead Business (99,99 €) s'y prêtent. Pour quelques mails par jour, ta boîte Gmail suffit.
faut-il un nom de domaine séparé pour prospecter par mail
Dès que tu envoies plus de quelques dizaines de mails par jour, oui. Un domaine secondaire proche du tien protège ta réputation principale : si tes mails de prospection sont signalés, tes mails clients et tes factures continuent d'arriver. Configure SPF, DKIM et DMARC sur ce domaine aussi et redirige-le vers ton site.
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