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LinkedInIAAlgorithme31 juillet 20267 min

LinkedIn laisse tout le monde signaler ton post comme généré par IA

Le bouton Seems like AI slop est arrivé le 31 juillet 2026. N'importe qui peut l'utiliser, ta portée baisse sans avertissement. Ce qui déclenche le réflexe, et quoi changer.

LinkedInMakelead

Depuis le 31 juillet 2026, n'importe quel membre de LinkedIn peut signaler ta publication comme étant générée par une intelligence artificielle. Le bouton s'appelle Seems like AI slop, il n'est pas traduit en français, et il se trouve dans le menu des trois points en haut à droite de chaque post.

Le point qui compte pour toi : un post signalé voit sa diffusion réduite. Pas supprimé, pas sanctionné officiellement. Simplement moins montré.

L'essentiel
  • Le bouton Seems like AI slop est accessible à tous les membres, sur les publications comme sur les commentaires.
  • Un contenu signalé voit sa diffusion réduite dans les suggestions et en dehors de ton réseau direct.
  • LinkedIn utilise ces signalements humains pour entraîner ses propres modèles de détection.
  • Selon une étude Pangram portant sur plus d'un million de posts, environ 40% des textes LinkedIn de 250 mots et plus semblent générés par IA.
  • Aucun outil ne peut te rendre insensible au signalement. Ce qui te protège, c'est que ton texte te ressemble.
  • Le risque principal n'est pas d'utiliser l'IA. C'est de publier un texte que n'importe qui reconnaît comme générique.

Ce que LinkedIn a exactement mis en place

La fonction est simple. Sur une publication ou un commentaire, tu ouvres le menu des trois points en haut à droite, et tu trouves l'option Seems like AI slop. Un clic suffit, sans justification à fournir.

LinkedIn assume de s'appuyer sur des humains plutôt que sur un détecteur automatique. Hari Srinivasan, Chief Product Officer of LinkedIn Ecosystem, l'a formulé ainsi :

LinkedIn veut que ses membres reçoivent le retour de vraies personnes sur ce qui sonne authentique, plutôt que de faire analyser leur texte par un détecteur qui pourrait se tromper.

C'est un choix cohérent. Les détecteurs de texte généré se trompent beaucoup, dans les deux sens. Ils accusent des humains qui écrivent proprement, et laissent passer des textes produits par machine puis retouchés. Le signalement humain contourne ce problème, mais il en crée un autre.

Le vrai risque, et il n'est pas technique

Personne ne vérifie ton signalement. Il n'y a pas d'analyse, pas de recours, pas de notification. Un concurrent agacé, un lecteur de mauvaise humeur, quelqu'un qui n'aime pas ton angle, tous peuvent cliquer.

Et tu ne sauras jamais que ça s'est produit. Tu verras juste un post qui fait moins de vues que d'habitude, sans explication.

Ce mécanisme ne récompense donc pas ceux qui n'utilisent pas l'IA. Il récompense ceux dont les textes ne donnent envie à personne d'appuyer sur le bouton. La nuance est énorme, et c'est elle qui doit guider ce que tu changes.

Ce qui déclenche le réflexe de signalement

Les gens ne signalent pas un post parce qu'ils ont la preuve qu'une machine l'a écrit. Ils le signalent parce qu'il a le goût de la machine. Voici ce qui déclenche ce réflexe, dans l'ordre.

SignalCe que le lecteur voitCe qu'il faut faire
Le tiret cadratinUne ponctuation que presque personne ne tape au clavierNe pas en mettre du tout
Les phrases hachéesTrois mots. Un point. Trois mots.Écrire des phrases entières
Le vocabulaire de conférenceImpactant, disruptif, game changer, écosystèmeDire les choses simplement
La structure trop propreTrois parties, trois puces, une conclusionCasser le plan, laisser des aspérités
Zéro détail vérifiableAucun nom, aucune date, aucun chiffreAncrer dans du concret
Le ton neutreAucune position, aucun avis tranchéAssumer un point de vue

Regarde la première ligne du tableau. Le tiret cadratin est devenu le marqueur le plus commenté sur LinkedIn, au point que des gens le signalent uniquement pour ça. C'est injuste pour les typographes, c'est comme ça.

Ce que dit vraiment le chiffre de 40%

L'étude de Pangram, portant sur plus d'un million de publications, estime qu'environ 40% des textes LinkedIn de 250 mots et plus semblent générés par IA. Ce chiffre circule beaucoup depuis hier, et il est souvent mal lu.

Il ne dit pas que 40% des gens trichent. Il dit que 40% des textes longs ressemblent à ce qu'une machine produit par défaut. Un texte écrit à la main par quelqu'un qui imite le style LinkedIn tombe exactement dans la même catégorie.

La conséquence pratique est simple : le style générique est devenu un handicap, quelle que soit la façon dont tu l'as produit.

Ce que tu dois changer, concrètement

  1. Supprime les tirets cadratins et demi cadratins. Remplace les par une virgule, un point ou deux points. C'est le changement le plus rapide et le plus visible.
  2. Arrête les phrases de trois mots alignées. Le rythme haché est devenu le premier signal reconnu. Écris des phrases normales.
  3. Mets un détail que seul toi peux connaître. Le nom d'un logiciel, une heure, le prix exact d'un devis, la ville d'un client. Un détail vérifiable vaut mieux que dix adjectifs.
  4. Prends position. Un texte qui ne dérange personne ressemble à un texte que personne n'a pensé.
  5. Garde tes tics d'écriture. Tes répétitions, tes formules, ta ponctuation. Ce sont eux qui prouvent que quelqu'un a écrit.
  6. Relis à voix haute. Si tu ne dirais jamais cette phrase à quelqu'un, ne la publie pas.

Makelead écrit tes posts depuis ton travail réel, dans ta voix, puis invite les gens qui y réagissent, dans la limite de 200 invitations sur 7 jours glissants. Le post sert à ça.

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Faut-il arrêter d'utiliser l'IA pour écrire ?

Non, et LinkedIn ne le demande pas. La plateforme continue de proposer ses propres outils de rédaction, et a d'ailleurs remplacé son bouton d'amélioration de post par un outil de relecture.

Ce qui pose problème, c'est la production par défaut : tu donnes un sujet, tu récupères un texte, tu publies sans le relire. Ce texte porte les marques de son origine parce que personne n'y a mis sa voix.

Un modèle qui écrit à partir de tes publications passées produit autre chose. Il reprend ta longueur habituelle, ta façon de commencer, tes emojis ou leur absence, ta manière de conclure. Le résultat n'est pas générique parce qu'il n'est pas parti de zéro.

Ce que fait Makelead sur ce point

Quand tu arrives sur Makelead, on te demande le lien de ton profil LinkedIn ou X. On lit tes dernières publications et on en extrait des mesures précises : ta longueur moyenne, ta façon d'ouvrir un post, ton usage réel des emojis, ta ponctuation, tes tournures récurrentes.

Ces mesures sont calculées, pas devinées. Elles servent ensuite de contrainte à chaque génération, avec des règles dures : aucun tiret cadratin, aucune phrase hachée, aucun vocabulaire de conférence. Ce sont exactement les six signaux du tableau plus haut.

Une précision honnête, parce qu'elle compte : aucun outil ne peut te rendre insensible au signalement. N'importe qui peut cliquer sur ce bouton pour n'importe quelle raison, y compris sur un texte que tu as tapé toi même. Ce que tu peux réduire, c'est la probabilité que quelqu'un en ait envie. C'est tout, et c'est déjà beaucoup.

Ce qui va se passer dans les prochains mois

LinkedIn annonce se servir de ces signalements pour entraîner ses modèles de détection. Autrement dit, ce que les humains désignent aujourd'hui deviendra ce que la machine reconnaîtra demain, automatiquement et à grande échelle.

Les marqueurs listés plus haut vont donc peser de plus en plus lourd. Un compte qui publie du texte générique verra sa portée baisser progressivement, sans jamais recevoir d'avertissement.

En parallèle, la plateforme durcit le reste : elle bloque des centaines de milliers de tentatives de commentaires automatisés chaque jour et étend la vérification des profils. La direction est claire, et elle est favorable à ceux qui écrivent vraiment.

Ce que ça change pour un freelance

Plutôt de bonnes nouvelles. Si tu publies peu mais que tu publies pour de vrai, tu remontes mécaniquement pendant que le contenu produit en masse redescend.

Le piège serait de conclure qu'il faut publier moins par prudence. La visibilité reste un jeu de régularité. Deux à trois publications par semaine, écrites avec ta voix, valent bien mieux qu'une publication mensuelle parfaite.

Si tu veux la méthode complète, on l'a détaillée dans notre article sur pourquoi LinkedIn pénalise le contenu générique, et le guide plus large sur comment trouver des clients en freelance.

Le résumé en une phrase

Le bouton ne punit pas l'usage de l'IA, il punit le texte qui sonne comme tout le monde. Écris comme toi, et le problème ne se pose pas.

Makelead écrit tes posts depuis ton travail réel, dans ta voix, puis invite les gens qui y réagissent, dans la limite de 200 invitations sur 7 jours glissants. Le post sert à ça.

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Pour aller plus loin : transformer tes posts LinkedIn en clients et la méthode de prospection LinkedIn.

La solution

La solution : Makelead

Makelead est l'outil français qui transforme ta présence sur LinkedIn et X en clients, de A à Z.

  • Il écrit tes posts LinkedIn et X à partir de ton vrai travail, dans ta voix.
  • Il trouve tes prospects : recherche LinkedIn, personnes qui réagissent à un post, import de fichier, et un agent IA qui repère les signaux d'intention.
  • Il envoie l'invitation, le message et deux relances. Dès qu'un prospect répond, tout s'arrête et la conversation est à toi.
  • En option, un setter IA répond à ta place et amène le prospect vers ton objectif.
  • Ton compte est protégé : 200 invitations sur 7 jours glissants au maximum, jamais la nuit.

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