Les comptes LinkedIn à suivre quand tu es freelance et que tu veux des clients
Quels comptes LinkedIn suivre quand tu es freelance créatif ou tech ? Sélection concrète par profil : motion design, 3D, dev, graphisme. Pas d'influenceurs, que de la valeur.
Sur LinkedIn, la plupart des freelances suivent les mauvaises personnes. Ils remplissent leur fil d'influenceurs business qui parlent de productivité, de "mindset", et de leurs revenus mensuels. Résultat : beaucoup de scroll, zéro mission. Ce guide s'adresse aux freelances créatifs et tech qui veulent que leur LinkedIn ramène vraiment des clients, pas du feel-good content.
Pourquoi ton fil LinkedIn ne te ramène pas de clients
Le problème de base, c'est la confusion entre s'inspirer et prospecter. Suivre un créateur de contenu populaire qui poste sur le freelance, c'est comme regarder une émission de cuisine sans jamais ouvrir son frigo. Ça occupe, ça ne nourrit pas.
Un freelance motion designer qui veut des missions de studios parisiens n'a aucun intérêt à suivre un "coach LinkedIn" américain. Ce qu'il doit voir dans son fil, c'est les directeurs créatifs de studios d'animation, les responsables brand des marques qui sortent des campagnes vidéo, et les producteurs indépendants qui cherchent des renforts régulièrement.
La règle simple : chaque compte que tu suis doit pouvoir te passer une mission, te recommander à quelqu'un, ou te donner une information utile sur ton marché. Si ce n'est pas le cas, tu perds du temps.
Qui suivre selon ton métier
Motion design et animation
Ton réseau LinkedIn doit contenir trois types de profils :
- Les directeurs artistiques de studios : ils postent quand ils cherchent des renforts, partagent leurs productions, et donnent de la visibilité sur les tendances du marché. Studios de taille moyenne (10 à 50 personnes) surtout, pas les gros où tu passeras par un process RH.
- Les chefs de projet en agence : ce sont eux qui décident en urgence quand un freelance manque sur un projet. Ils n'ont pas 48h pour faire tourner une offre. Si tu es dans leur réseau et que tu es visible, tu reçois l'appel.
- Les responsables marketing brand-side : les marques qui font de la vidéo en interne cherchent des freelances pour des projets ponctuels. Un responsable contenu chez une marque retail ou tech peut valoir 5 missions par an.
3D, illustration, graphisme
Même logique, mais le réseau cible change légèrement. Tu cherches des gens qui commandent des visuels, pas des gens qui en font.
- Les directeurs de création en agence : ils sous-traitent régulièrement quand leurs équipes sont en surcharge.
- Les product designers de startups : une startup qui sort un produit a besoin d'illustrations, d'assets 3D, ou d'un identité visuelle. Le product designer souvent sait qui contacter.
- Les fondateurs de boîtes tech en early stage : un fondateur qui lève une Seed cherche souvent quelqu'un pour son identité visuelle ou ses supports de pitch en quelques semaines.
Dev freelance
- Les CTOs de startups Series A/B : ces boîtes ont les budgets mais pas encore les équipes. Elles ont besoin de freelances pour des missions de 2 à 6 mois.
- Les fondateurs techniques : un fondateur tech qui cherche à externaliser une partie du dev est souvent plus simple à approcher qu'un grand groupe.
- Les product managers de boîtes mid-size : ils ont souvent un budget pour des prestataires et font le lien avec les équipes tech.
Les comptes à éviter ou à filtrer
Ce n'est pas une question de bonne ou de mauvaise personne. C'est une question de ratio signal/bruit dans ton fil.
| À éviter | À faire | |
|---|---|---|
| Type de compte | Pèse sur ton attention sans valeur business | Apporte des signaux utiles sur ton marché |
| Influenceur LinkedIn généraliste | Posts viraux sur la productivité, zéro lien avec ta niche | Décideur dans ton secteur qui partage ses projets en cours |
| Coach freelance | Vend de la formation, capte ton attention sur ses offres | Freelance de ta niche qui partage des retours terrain concrets |
| Compte automatisé | Reposts en boucle, aucune interaction réelle | Profil actif qui commente, répond, crée des vraies connexions |
Comment utiliser ces comptes pour sortir du lot
Suivre des bons comptes ne suffit pas. Tu dois exister à leurs yeux avant qu'ils aient besoin de toi. Ce qui marche :
- Commenter vite et pertinent : quand un directeur créatif poste sur un projet ou une tendance, un commentaire précis dans les 30 premières minutes te met en haut du fil de ses connexions. Pas "super post !", mais une vraie réaction technique ou de terrain.
- Partager des productions sans te vendre : un post qui montre ton process sur un projet récent, avec un vrai angle (une contrainte que tu as résolue, une technique peu connue), attire l'attention des gens dans la niche sans sonner comme une pub.
- Mentionner sans forcer : si tu écris sur un sujet et qu'un de tes contacts a fait quelque chose d'intéressant dans ce domaine, une mention naturelle crée de la réciprocité.
Ce n'est pas le nombre de personnes que tu suis qui compte. C'est le nombre de personnes qui pensent à toi quand elles ont un projet à confier.
Tu veux qu'on transforme tes projets en posts qui ramènent des leads ? Essaie Makelead gratuitement.
Voir les plansConstruire un réseau qui travaille pour toi
Un bon réseau LinkedIn pour un freelance, c'est 200 à 300 personnes bien choisies, pas 5000 contacts au hasard accumulés depuis dix ans. Voici comment auditer et reconstruire le tien si besoin :
- Liste les 10 clients que tu voudrais avoir dans 6 mois. Trouve leurs profils LinkedIn et regarde qui ils suivent, qui commente leurs posts, qui ils mentionnent.
- Cherche les hashtags spécifiques à ta niche (pas #freelance, mais #motiondesign, #branddesign, #developpementweb selon ta spécialité) et identifie les profils actifs.
- Regarde les pages entreprise de tes clients idéaux et identifie les personnes qui postent au nom de la boîte ou qui commentent leurs publications.
- Ajoute 5 à 10 nouveaux contacts ciblés par semaine, avec un message de connexion court et honnête. Pas de pitch, juste une phrase sur pourquoi tu les suis.
La régularité prime sur la perfection
Le vrai levier, c'est d'être visible régulièrement, pas ponctuellement. Un freelance qui poste deux fois par semaine avec un contenu moyen et pertinent bat un freelance qui sort un chef-d'oeuvre une fois par trimestre. L'algorithme LinkedIn privilégie la constance, et surtout les décideurs qui te voient souvent finissent par te mémoriser.
Si rédiger régulièrement est le blocage principal (et c'est le cas pour la majorité des freelances créatifs qui passent leur journée sur les outils, pas sur un clavier), des solutions comme Makelead permettent de générer des posts à partir de ton activité réelle et de suivre lesquels ramènent de l'intérêt. Le but n'est pas d'automatiser ta voix mais de ne pas abandonner après deux semaines.
La fréquence recommandée pour un freelance qui démarre sur LinkedIn : deux posts par semaine pendant trois mois, puis ajuste selon les retours. Trois mois, c'est le minimum pour voir si ta ligne éditoriale résonne avec les bonnes personnes.
Le test final avant de suivre un compte
Avant d'ajouter quelqu'un à ton réseau ou de suivre une page, pose-toi trois questions :
- Est-ce que cette personne peut me passer une mission ou me recommander à quelqu'un dans les 12 prochains mois ?
- Est-ce que ses posts vont m'apprendre quelque chose d'utile sur mon marché ou sur ma pratique ?
- Est-ce que je peux contribuer à sa réflexion d'une façon qui lui donne envie de me mémoriser ?
Si la réponse est non aux trois, passe ton chemin. LinkedIn n'est pas un hobby, c'est un canal de prospection. Traite-le comme tel et il te ramènera des clients. Traite-le comme un fil d'actu et tu passeras juste du temps à scroller.
FAQ
Aimé cet article ? Reçois le prochain par email
Une édition par mois pour les freelances qui veulent ramener des clients via LinkedIn et X. Pas de spam, désinscription 1 clic.